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Villes/Paris/Commission Féministe/CR/51 mars

De NuitDebout
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TITRE DU COMPTE RENDU

51 mars 2016

Informations

CR du 20 avril, com non-mixte

Point concernant les autres com

Quelques soucis sont à noter avec la commission démocratie concernant les réunions non-mixte qui poserait question : une personne doit venir nous parler à propose de cela. Question : on va lui dire quoi ? (Apriori personne n’est finalement venu lors de la réunion de 17h30)


les paragraphes indiquent les prises de parole de diverses personnes

La non mixité est une action en soi / une réappropriation de la parole / On a besoin d’un temps ou les hommes respectent que l’on puisse parler entre nous.

Concernant l’informatique problème de la fracture numérique : on note une exclusion par le numérique d’une partie des personnes dû à plusieurs raisons : argent / Génération / Non formation aux outils numériques. Lorsque l’on passe beaucoup par les outils numériques on passe à côté d’une partie de la population. Il y a une commission de développeurs = il faut des femmes là-bas. En plus, beaucoup de femmes ont tendance à avoir un "blocaque" quand à l'utilisation de ces outils (support apporté par des hommes, l'informatique étant un monde très masculin).

Rappelle de l’importance de féminiser les textes de la Nuit Debout notamment la charte.

Témoignage : je n’osais pas venir car je ne savais pas si j’étais au bon endroit, voyant que des femmes blanches. Question : y a-t-il une commission afro-féministe ? Beaucoup de personnes la remercie pour son témoignage, pose la question de l’homogénéité du groupe aussi bien en terme de classe sociale que couleur de peau.

Volonté de faire une liaison avec le groupe afro-féministe de paris 8, qui pourrait faire des réunions mixte ou non mixte comme elles le veulent. Même au-delà certaines appellent à une plus grande ouverture sur la question des femmes migrantes et femmes précaires.

On note donc un le risque de l’entre soi, que peut-on faire ? Il faudrait laisser la parole aux femmes prostituées, voilées etc. Besoin de plus d’inclusivité. 

Sur la question de la PMA : une personne met en avant le problème en France et pense qu’il faudrait se mobiliser pour cela, car pour le moment il faut aller à l’étranger, ça coûte très cher. Pour les femmes célibataires et lesbiennes c’est un réel problème.

De même, sur la question de l’avortement, le délai étant de 12 semaines, une fois celui-ci passé, il faut aller à l’étranger là où certains délais sont plus longs.

Le corps médical n’est pas assez formé sur cette thématique-là : même si l’on avorte avant les 12 semaines : on peut être jugée, il arrive que les médecins mentent quant aux nombres de semaines, ou font écouter le cœur du fœtus etc. Cela semble vraiment être quitte ou double : on peut être bien reçu comme très mal reçu. Par ailleurs, aucun suivit ni aide psychologique ne semble fourni.

Une personne incite par ailleurs à aller voir le reportage : sur la pilule du lendemain : https://www.youtube.com/watch?v=TXVyOTGuJEE Ou l’on voit en caméra caché que certain-e-s pharmacien-ne-s refus de donner la pilule du lendemain gratuitement (alors que c’est obligatoire pour les mineures) etc.

La violence symbolique dans la médecine : l’archéologie montre que la science était très avancée au niveau de certaines techniques médicales et les avortements notamment. Exemple : les sorcières étaient en fait souvent médecines elles avaient des techniques de contraceptions élaborées et ça dérangeaient beaucoup. La médecine européenne a modifié les savoirs, afin de prendre le contrôle de nos corps (perte de savoir, par ex disparition des personnes intersexuées, élimination des sages-femmes pour les hommes médecins…) - ce qui est vrai pour les femmes, les personnes racisées, les questions LGBTQI,,, (voir par « la matrice de la race » d'Elsa Dorlin, « Corps en tous genre » d'Anne Fausto-Sterling).

Sur la question du voile : une personne dit : j’ai du mal à voir la libération de la femme dans ça, j’aimerai en discuter avec vous, avoir votre point de vu là-dessus.

- Dur de parler de cette question sans femmes voilées présentes

- C’est le regard qu’on porte à un choix, c’est idem pour la jupe, la question des vêtements en général, ça ne doit pas impacter le jugement sur ces femmes - On ne devrait pas se lancer dans ce débat sans les premières concernées.

Sur la question du jugement entre féministes : J’ai parfois peur de prendre la parole, de faire des erreurs, de pas prendre en compte toutes les personnes, toutes les minorités, on est jugée au sein même des féministes, la question d’être bonne ou mauvaise féministe. - Il n’y a pas de bonne ou mauvaise féministes. - Nécessité de tolérer les avis divergeant : référence à un clergé féministe.

Retour sur la question de l’avortement : une personne dit : il est également possible que dans certains cas, il y ait également une pression sur les femmes qui elles voudraient bien garder cet enfant mais qui parce qu’étudiante, ou autre se « force » à avorter. Il y a les deux cas de figure

Violence obstétricales : au niveau de l’accouchement, la pratique de l’épisiotomie etc. sont très dur, la position non choisie de l’accouchement / les touchés vaginaux systématiques alors que non nécessaire / La position de l’accouchement contraire à la logique par rapport à l’anatomie humaine. / le jugement des autres lorsque l’on décide d’accoucher autrement.

Question des femmes et de la scène : au niveau musical peut de femmes ou souvent chanteuse : il y a un festival à Clermont Ferrand.

De nouveau sur la question d’homogénéité : on se ressemble toutes ici, au niveau de l’apparence physique vêtement etc. - Les vêtements des femmes sont politiques : chacune peut disposer de son corps, il est important d’avoir conscience des choses et pourquoi on fait ça, encore une fois c’est aussi une question de privilège, c’est pouvoir avoir pris le temps de penser à ça, avoir rencontré les personnes qui mènent cette réflexion ou tomber sur un ouvrage qui en parle. - Question du droit à la féminité : oui on a le droit si on veut de se balader en mini-jupe. Si ça permet de s’épanouir, de se trouver jolie, il faut que ce soit possible.

Question de la langue : féminiser les noms de métier, l’académie française c’est majoritairement des hommes voir que des hommes. Il faut savoir que c’est quelque chose de construit. Non le masculin n’est pas neutre. SI l’on remonte dans le temps il y avait des noms de métier aux féminins tel autrices/ poétesses etc. - Nuit debout à des gros problèmes quant à la féminisation des textes : sur le site de l’accueil etc. rien de féminisé, il faudrait faire une action. - Attention : il faut avoir en tête que le fait de féminiser n’empêche pas le sexisme.

le terme de féminisme est une arme, une force – je l’utilise avec mes élèves. Quand je dis que je suis féministe je me sens invincible – force d’agir. On peut dire que je suis racisée, que je suis muslim, surtout depuis le 1 septembre 2001 on me renvoit à ça, on me contraint à prendre position. Je lutte pour l’abrogation de la loi sexiste et raciste contre le port du foulard. L’émancipation et l’éducation permettent d’être autonome donc il n’est pas question d’exclure des jeunes filles portant le foulard. Une de mes luttes est d’être aux côtés des femmes qui portent le foulard, sans faire de prosélytisme. C’est une question qui clive le féminisme mais j’espère que c’est en train de changer. Quand on porte le foulard on est accusé d’être l’ennemi de l’intérieur, d’avoir un double discours. Être révolutionnaire c’est n’exclure aucune femme, peu importent ses vêtements

je me suis battue contre ces exclusions dès 1989. Asso de parents d’élèves où le débat était tendu. Les instances supérieures étaient contre l’exclusion. Une anecdote : en 2003, ou 2004, peu de temps avant l’adoption de la loi (interdisant le port du foulard), un directeur de lycée professionnel en Alsace, il y avait un secteur couture et beaucoup des filles étaient voilées. Il dit « Ben voyez elles sont là, elles sont sages mais l’années prochaine elles ne seront plus là » et il était content. Si l’école publique n’accueille pas l’ensemble du public je ne vois pas en quoi elle est publique. Si on veut exclure on trouvera toujours un prétexte alors il faut refuser l’exclusion, point barre.

les ados qui se mettent à porter le voile – effet de mode ou pour se marier. Pas par conviction religieuse mais pour augmenter leurs chances sur le marché du mariage. Bcp de choses ont changées. Certaines jeunes filles veulent se marier et être femmes au foyer. Je ne vois pas là la libération de la femme. Je crains que du coup ce soit les femmes non voilées qui soient rejetées si dans certains quartiers elles sont moins nombreuses. À mon époque on ne se considérait pas par rapport à la religion. La laïcité a été créée pour éviter les conflits et les guerres de religions

pourquoi je suis venue alors que je ne me sens pas féministe : le combat des femmes est au centre. Sur Radio Debout j’entends une discussion d’étudiantes de Paris 8 autour de la parole non blanche. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Est-ce que l’émancipation doit se faire contre les autres ? Comment faire pour s’émanciper ? Je crois que c’est avec les féministes qu’on peut parler de ces questions là. Les plus précaires et les plus fragiles

sujet du voile : complexe. Comment interdire ou reprocher à une femme de porter un vêtement ou un signe religieux qu’elle veut ? Pour moi le voile c’est pas seulement un signe religieux c’est une protection contre l’intrusion du regard masculin. La question c’est comment on se protège ? Perso je suis pas pour le port du voile mais chacune fait ce qu’elle veut mais je sens derrière un certain renoncement. Il n’y a pas de honte à être désirante et désirable. - Pour moi l’utérus c’est l’organe central de la féminité et pas seulement la matrice. Je trouve que c’est dommage de se cacher

sur l’utérus : c’est pas l’organe central de la féminité. Il y a des femmes qui ont des pénis. Je désapprouve le fait de parler d’organe féminin. Dommage qu’il n’y ait pas de femme voilée pour en parler et de réduire le voile au fait de se cacher. Mais je n’en parle pas plus car je ne suis ni voilée ni musulmane

je reviens sur le voile du point de vue des banlieue. Le caractère social du voile qui est une réaction à un racisme d’État qui est assez terrible

j’ai fait une expérience avec ma fille avant qu’elle ait ses règles, on était une dizaine de maman et de filles (le cycle au chaud). La petite fille comprend mieux et ne trouve pas ça sale. Je n’ai pas entendu encore parlé ici de l’oppression masculine au sein du couple. Une violence « naturelle ». En général après le deuxième enfant la partage des tâches n’est plus respecté

fin de la réunion non mixte. La non mixité est un outil politique et pas un idéal politique, on le défend sur une place publique et c’est inédit. Ça crée toutes ces questions, toutes ces rencontres