Bienvenue sur le wiki de Nuit debout, nous sommes le 2058 mars.




Villes/Épinal/Vendredi 81 mars (20 mai)

From NuitDebout
Jump to: navigation, search

COMPTE RENDU AG[edit | edit source]

Petite note à l'adresse du futur lecteur : Humbles secrétaires de cette AG, nous avons tenté de retranscrire au mieux le debat. Il faut avouer que le côté fougueux et libre des AG de nuit debout n'a pas été facile à coucher sur papier ("prefiero morir de pie a vivir arrodillado"). N'ayant jamais rédigés de pareils compte rendu auparavant et n'étant nullement qualifiés dans la prise de note, nous ne savions comment nous y prendre et avons finalement choisis de regrouper les prises de paroles sous différents thèmes. Nous espérons n'avoir pas oublié de point de vue, avoir été le plus fidèle possible et à peu près compréhensible par ailleurs. En vous remerciant de votre attention et en vous souhaitant bon courage pour la lecture.

Bien amicalement,

Les scribes.


Titre
[edit | edit source]

Thèmes à l'ordre du jour : démocratie et définition de nuit debout.[edit | edit source]

Dans le cadre de la réfléxion sur "qu'est-ce-que nuit debout ?" un participant a suggéré d'établir une définition de nuit debout sous la forme d'une liste de phrases. Chacun à donc tenter de résumer ce qu'était pour lui nuit debout en deux phrases :

Nuit debout c'est :[edit | edit source]

• Essayer de réfléchir autrement, et voir plus loin que le bout de son nez.

• Prendre conscience des choses au delà des convictions.

• Nuit debout on s'en fout. Partout, tout le temps.

• Réinvestir l'éspace publique et vaincre la fatigue morale de l'humanité.

• Un mouvement citoyen qui permet de tisser du lien sociale de visu.

• Un partage de savoirs fondamentaux.

• L'occasion de rencontrer et de voir d'autres gens.

• Rassembler des personnes différentes sur un idéal de justisse.

• Etablir une démocratie directe en opposition à la surveillance et à la liberté d'expression déléguée.

• Un lieu de débat.

• Adapté à la grandeur de chaque villes.

• Ecouter, proposer, discuter, ensembles

• Appeler les gens qui se sentent rejetés et leur donner un but.

• Donner du gateau à tout le monde.

• Contre la loi travail.

• La convergence des luttes.

• Les actions ne sont pas étiquetées nuit debout, c'est surtout un lieu de parole.

La proposition a été faite, d'adopter cette liste (vote?) comme une définition de nuit debout. Et de la revoter tous les six mois pour la réactualiser. 

Pourquoi pas afficher un panneau sur lequel on écrit ses phrases et où chacun peut rajouter son point de vue?

Le debat a ensuite navigué sur les flots fougueux de la paroles libre et as accosté sur de divers ilots/thèmes.

Communication[edit | edit source]

La communication au sein de nuit debout. Au coeur du debat.[edit | edit source]

  • L'utilisation d'un bâton de parole en l'abscence de micro c'est bien utile. Ca concrétise le droit à la parole.
  • Pourquoi ne pas faire des tours de paroles? Ca permet à chacun, d'avoir un moment pour parler, même les plus timides. 
  • Cependant, certaine personne ne désire pas prendre la parole, il ne faut donc pas les forcer, ou insister pour qu'elles s'expriment, la liberté d'expression c'est aussi le droit au silence.
  • Trouver un slogan ? (interroger les passants et les laisser choisir)
  • Instaurer des thèmes de débats à l'avance (Vendredi prochain c'est thème nucléaire, proposé par la commission environnement.). Cependant, si on décide de définir des thèmes pour chaque nuit debout, laisser un panneau  où chacun puisse faire des propositions de thèmes. (pour que les participants qui ne sont pas tout le temps là puissent tout de même intervenir)
  • On est trop peu nombreux pour faire des commissions, ça divise le mouvement.
  • La politique ne se fait pas sur internet, facebook et twitter ne créent pas de réelle mobilisation. Ca anésthésie les gens. Même si cela reste un outil bien pratique pour faire du lien.

La communication de nuit debout vers l'extérieur, comment sortir du cercle des convaincues?[edit | edit source]

  • L'essence du mouvement c'est le lien social. Ne pas rester reclu sur soi-même (aller voir les commités de quartiers). Pourquoi ne pas établir des microtrottoires (un questionnaire à distribuer) pour aller vers les autres. Quartiers populaires qui ont un fort potentiel.
  • Faire de la pub (pas au sens péjoratif). Il faut que tout le monde en parle autour de soi. Le participant en question n'avait encore jamais entendu parler de nuit debout avant ce soir-là.
  • Faire de nouvelles sessions d'affichages. Affiches "nuit debout c'est ici, c'est partout, c'est maintenant" en forme de coeur et les coller aux endroits que l'on fréquente régulièrement (arrêt de bus, etc.. )
  • Etablir un crieur publique. Installer une boite aux lettres sur une place (place du marché?) durant  la semaine, n'importe qui peut déposer un texte, une idée, un Poême... et le samedi on récupère la boîte et on lit les lettres à voix très haute.
  • Renouveler et approfondir le contact avec les autres nuits debout.
  • Comment sortir des grandes villes pour aller dans les villages? 
  • Tout le monde est le bienvenu, sauf la haine.

Actions Menées[edit | edit source]

  • L'action société générale mardi dernier. Il y a eu un blocage d'arrêt de bus et certains jeunes se sont énervés, ils ne savaient pas ce qu'était le 49.3 et ne comprenaient pas le sens de l'action. Il faudrait trouver un moyen d'informer les gens, tout le monde est concerné par cette loi.
  • Participation d'Eric a une émission de radio à propos de nuit debout epinal sur  Radio Caraîbes Nancy lundi 23 mai. annoncée lors de l'AG.

Actions à mener[edit | edit source]

  • De manière générale est noté une difficulté certaine pour passer à l'action. Un participant souligne le fait que c'est normal, que l'on ait besoin d'un temps d'apprentissage de la lutte. Et dans toute mouvance on ressent ces mouvements de fluctuation, montée, retombée, montée (notamment en rapport avec la fréquentation des nuits debout). Il ne faut donc pas se décourager, c'est normal.
  • Lycée agricole de Mirecourt. Les enseignants autant que les élèves, ne sont pas mobilisés, une action est proposée jeudi ou vendredi,(date dépendante de la grève). A la gare de Mirecourt, quand tous les étudiants vont prendre le train pour rentrer chez eux en fin de semaine, déploiement d'une banderole et espace de dialogue pour les sensibiliser.
  • Action nucléaire (200 000 pas de burre). décisions à prendre par rapport à cette action (il va y avoir débat sur ce thème vendredi prochain), organiser des covoiturages? faire une séance de collage d'affiches?
  • dans ce cadre est encore soulevé la question de ralier les syndicats (qui organisent l'action) comment se positionner par rapport à ça?
  • Toujours la question, "faut-il que nuit debout se grèffe aux manifs, à des questions politiques?"
  • Renouveler les actions en journée (comme les premiers samedis et dimanches)
  • Distribution de tracts réguliére pour toujours inviter à nous rejoindre.
  • Relancer le débat sur des questions humaines, où chacun peut s'exprimer sans peur de ne pas avoire assez de connaissance sur le sujet. Le politique effraie car il s'exprime dans un vocabulaire très spécifique, pas connu de tous.*
  • Amener du matériel à chaque nuit debout (carton, stylo, peinture..) pour pouvoire faire des trucs sur place.
  • Nomadisme : être nomade, se déplacer, délocaliser nuit debout, toujours en s'amusant. (exemple : actions de rue de plus en plus loin. créer une atmosphère avec les gens, les emmener.)

Cependant, le vendredi place des Vosges apparait comme un repère universel, important à conserver.

La violence *[edit | edit source]

Question abordée sous un angle général et notamment en lien avec le fait de traiter de sujets  plus humaines et philosophiques qui parlent à tous. 

Débat en réaction à la question "la violence est-elle toujours visible?"

  • La violence est présente dans bien des lieux (pole emploi, violence familiale, prison)
  • La violence du jugement sur l'apparence.
  • On parle bcp de la violence des manifestants (medias) mais elle advient en réaction à la violence du système institutionnel. C'est la seule action possible face aux politiques.
  • Nous avons un grand besoin de non-violence pour parvenir à la convergence des luttes.
  • Certains témoignent de leur violence passée, et de l'empathie grandissante avec le temps.
  • Dans ce climat empreint de violence comment aiser les populations jeunes (10 ans) à se relever, ensigner. Enseigner aux gamins, mais aussi aux parents.
  • Une belle révolution, c'est toujours dans la paix. Si on ôte la violence, les hommes seront beaux.
  • La question a été pausée d'axer nuit debout épinale sur la question de la violence.

En rapide conclusion et en relecture de tout cela, il est important de penser que chacun peut entreprendre des actions, par groupe, individuellement, parmi celles susnomées et d'autres... Et nous en discuterons ensuite à nuit debout. Les actions ne doivent pas attendre un consensus universel.