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Villes/Caen/CR du 50 mars (19 avril)

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Derniers échanges de la soirée:

Convergence des luttes[edit | edit source]

Nous apprîmes que les intermittents du spectacle occupaient (avec autorisation) la salle du Théâtre Des Cordes.

Alors certains se demandèrent pourquoi toutes les luttes (Il était en l'occurrence question des intermittents et des occupants de l'amphi Tocqueville) ne pourraient pas se rassembler avec nous place Saint-Sauveur, pour un impact plus grand: Nous n'en serions que plus nombreux, et la communication entre les luttes n'en serait que meilleure.

À cela, il fut répondu que chaque mouvement a besoin de son lieu de lutte, où chacun des participants trouve des individus partageant la même situation. En effet, les AG sont affiliées à des mouvements, mais pas Nuit Debout, qui consiste en de la "parole ouverte".

Cependant, le mouvement des intermittents et Nuit Debout ont tous deux une commission de convergence des luttes, et il fut suggéré que celles-ci communiquent, et que certains participants au rassemblement au Théâtre Des Cordes viennent effectuer un relai d'information à la Nuit Debout. Les personnes présentes lors de cette discussion étaient d'accord, et, aux dernières nouvelles, l'AG des intermittents a également décidé de faire cette démarche, mais plus tard. Affaire à suivre…


Le feu, ou comment désobéir correctement[edit | edit source]

Une question des plus brûlantes.

Mise en contexte : Quelques personnes étaient parties chercher des palettes pour refaire un feu. Les pavés éclatés de la veille avaient été remplacés et des barrières encerclaient l'endroit de la réparation. Or, les pavés n'étaient pas scellés, et il fut décidé entre les porteurs de palettes qu'on enlèverait les barrières et les pavés neufs pour les remettre la soirée terminée. Une fois les porteurs de palettes arrivés, l'idée de refaire un feu fut très mal accueillie par une partie des personnes présentes sur la place Saint-Sauveur, pour diverses raisons allant du respect du travail de la personne ayant remplacé les pavés, à la capacité que cela aurait d'attirer la police. Ne pouvant pas arrêter de décision, quelques personnes décidèrent de lancer le feu quand même, et une voiture de police arriva pendant que l'on déplaçait les barrières. Les policiers nous demandèrent de ne plus faire de feu, car cela dégradait les pavés ; Ce à quoi on répondit que nos braseros avaient été détruits/confisqués vendredi dernier, et on proposa de trouver un moyen d'allumer un feu au dessus du sol. Les policiers répondirent qu'aucun feu ne serait toléré, sous peine de répression "comme vendredi".

On décida de ne pas faire de feu ce soir-là.

La question fut donc soulevée lors des échanges:

Les menaces de la police n'étaient de tout évidence pas de bons arguments, mais nos feux sont illégaux, et peut-être devrions-nous arrêter d'en faire pour ne pas perdre en crédibilité. Cependant, on peut déceler une faille dans ce manque d'arguments, et il fut décidé de contourner les "vraies" réclamations de nos chers bleus, en utilisant de force un ou plusieurs braseros surélevés par des palettes.

Mais la légalité n'est pas forcément une question. En effet, il n'y avait rien il a encore quelques semaines, la Nuit Debout est un premier pas: Ce n'est pas encore une insurrection, où le peuple reprend le pouvoir (pas nécessairement par la violence). Il faut donc pour l'instant trouver un terrain d'entente avec la police.

Aussi, il faut opposer légalité et légitimité: nos feux sont illégaux, mais ils sont légitimes (nous devons nous réchauffer). Et on peut juger que la désobéissance civile est alors envisageable.

Cependant, nous vivons dans un monde où nous devons, en tant que mouvement, prendre en compte les médias de masse, pour qui nous serons souvent illégitimes, mais dont le pouvoir sur l'opinion populaire exerce sur nous une pression. Mais nous ne pouvons malheureusement pas maîtriser l'image qu'ils donnent de nous, et c'est donc une question secondaire. (Ici, quelqu'un émet la remarque que de nombreuses personnes, même totalement étrangères à la Nuit Debout, pensent que les forces de l'ordre ont été dures avec nous vendredi, tempérant un peu l'idée du pouvoir absolu des médias de masse). Mais la Nuit Debout n'attirerait-elle pas davantage de personnes si nous faisions moins de "vagues"? Un participant donne pour exemple la communauté se réunissant autour de la musique metal, qui a beaucoup d'adeptes mais très peu de couverture dans les médias grâce au petit nombre d' "actions choc". Peut-être cela nous permettrait-il de prendre l'ampleur nécessaire pour une insurrection?

Insurrection[edit | edit source]

Nous avons ensuite discuté du terme "insurrection" et des suites à donner à une éventuelle "victoire".

L'insurrection est difficile à définir, mais on peut dire qu'elle s'oppose à la révolte, en ce qu'elle constitue des actes quotidiens et plus intellectuels et est plus spontanée qu'organisée.

Mais que faire quand nous aurons gagné? Surgit alors le syndrome du Grand Méchant Loup: que faire après avoir obtenu ce pourquoi on se bat? c'est l'angoisse de la perspective d'une absence de désir.

Il s'agit donc savoir quoi faire, et vite. Les Syriens ayant réussi à autonomiser des zones de leur pays après leur révolte de 2012 l'ont appris à leurs dépens, lorsque des extrémistes on pris le pouvoir de ces zones pendant que les insurgés cherchaient à s'organiser.

Malheureusement, note quelqu'un, il est très difficile de choisir qui de tous sera le dirigeant le plus éclairé, et les valeurs de non-hiérarchisation de la Nuit Debout ne perdureraient pas dans un contexte de prise de pouvoir.

Parenthèses notables[edit | edit source]

  • Rappel de la lutte parallèle de veille auprès des réfugiés au squat Drouet, et de la liste de numéros "de garde" en cas de tentative d'expulsion.
  • Demain (20/04), manif à 15h au phénix du Campus 1, contre la loi El Khomry.