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Villes/Clermont-Ferrand/Compte-rendu AG du 18 juin - 110 mars

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Après-midi du 18 juin 2016 organisée par la commission animation[edit | edit source]

18 juin 2016

Programme prévisionnel[edit | edit source]

Le programme prévisionnel de cette après-midi a été diffusé sur les réseaux sociaux sous la forme suivante:

Le siècle de la communication, de l'accès direct à l'information, de l'inter-activité, du savoir... mais aussi de la désinformation, de la manipulation, des hoax toxiques, des piratages, de la collecte d'informations personnelles à nos dépens... Toujours plus libre, toujours plus informé ? ou toujours plus esclave ?

Notre thématique de ce samedi est donc l'accès à l'information, les médias, ceux qui informent vraiment, qui ne dépendent pas d'un pouvoir, de directives politiques ou patronales, les lieux d'échanges aussi qui sont des médias directs, ; et l'accès direct sur le web à l'information, notre rapport à internet, vigilance sur les informations qui circulent, possibilité d'autonomie tant dans l'apport du contenu, sa libre circulation, son accès... vaste sujet !! Dès 14h et tout au long de l'après-midi, mur d'expression : "comment s'informer aujourd'hui" 15h "Liberté, autonomie (mutualisation des savoirs), sécurité sur le web" 16h cercle d'échanges "les médias et l'information indépendante" 18h30 APC thématique sur le sujet abordé l'après-midi

En soirée projection-débat (à confirmer) : "Retour sur Paris" montage vidéo proposé par Roman sur la manifestation du 14 juin.

Ateliers ouverts à tous et toutes ; n'hésitez pas à venir vous exprimer aussi, poser des questions, témoigner, inspirer, critiquer...

Buvette éthique à prix libre


Ateliers Accès à l'information, liberté et autonomie[edit | edit source]

Liberté, autonomie (mutualisation des savoirs), sécurité sur le web[edit | edit source]

La discussion s'est structurée en quatre parties, sous forme de réponses à des questions clé, pour comprendre les enjeux autour de ces questions. L'un des leitmotiv de cet atelier était si c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit.

Que faut-il pour faire fonctionner internet, le web ?[edit | edit source]

Schéma des différents aspects constituant internet

Pour faire fonctionner internet, on peut lister les éléments suivants (repris sur le schéma présenté à gauche):

  • disposer d'un terminal (ordinateur, tablette, etc.), équipé: d'un système d'exploitation, d'un navigateur web, et d'autres logiciels utiles
  • disposer d'une connexion internet, assurée par un fournisseur d'accès à internet (FAI)
  • des serveurs DNS, sortes d'annuaires gigantesques d'internet, qui permettent à votre terminal de connaître l'adresse IP d'un serveur à à partir de son adresse url (type http://wikipedia.org).
  • de serveurs, hébergeant des services souvent des sites web). Ces serveurs sont en réalité des ordinateurs (plus ou moins gros), équipés de logiciels qui traitent les requêtes des utilisateurs et produisent en retour les contenus demandés (par exemple une page web produite depuis une url). Ces ordinateurs sont maintenus par des techniciens et ingénieurs, qui adaptent les outils aux besoins (exemple: si beaucoup de personnes se connectent au même site, on doit ajouter des serveurs supplémentaires pour tenir la charge)
  • de l'infrastructure qui connecte tout ça (serveurs, câbles, connections satellite, etc.)

Pendant cette discussion, on a parlé de la différence entre le web et internet (= le réseau de tous les réseaux du monde): le second est le support physique du premier, mais il peut y avoir beaucoup d'autres modes d'utilisation d'internet.

On a également parlé (voir plus tard) de l'utilisation de Tor pour accéder à internet de manière anonyme.

Comment se financent les acteurs du net ?[edit | edit source]

Maintenir, administrer, et faire fonctionner ces services coûte de l'argent. Quels sont les modèles économiques des acteurs du net ?

  • publicité montrée à l'utilisateur (importance de la collecte de données et du profilage des internautes). On a parlé du système de mise aux enchères des encarts publicitaires. Une vidéo pédagogique sur la question: La pub, l’e-commerce et une chemise Hipster. L'utilisateur est donc un produit.
  • vente de données utilisateurs (profilage, etc.). L'utilisateur est donc un produit.
  • vente de services aux utilisateurs (exemple: médiapart)
  • économie du don (wikipédia, framasoft)
  • échange de services (liens croisés, trafic utilisateur redirigé)
  • location (hébergement, infrastructure)

On a donc vu que l'internaute est souvent le produit: on cherche à le garder captif sur un site internet le plus longtemps possible, car ainsi, il visionne des publicités, on apprend de lui, etc. On a aussi parlé de l'intérêt des grands acteurs à connecter l'Afrique, et les autres territoires hors internet, afin d'accéder à un nouveau marché. On a parlé de la position des FAI, qui restreint l'accès à internet (même parfois à une sous partie du web), et fait payer l'accès différemment suivant la vitesse ou la couverture.

Quelles conséquences, quels enjeux pour le citoyen ?[edit | edit source]

  • la liberté individuelle est réduite (nos usages sont scrutés pour être monnayés, on est rentables pour ces acteurs si on utilise leurs services).
  • on utilise souvent les services innovants comme appâts (exemple: periscope)
  • notre vie privée est inexistante
  • on tisse notre dépendance aux multinationales (imaginez que Facebook stoppe son service: vous perdriez énormément)
  • on cède nos droits sur les données qui nous appartiennent (depuis longtemps nos photos par exemple), ils peuvent les utiliser sans rien nous demander, car on a accepté tacitement leurs clauses d'utilisation
  • on laisse aussi les états consulter ces données (cf par exemple les révélations d'Edward Snowden).

On peut limiter une partie de ces actions en utilisant Tor pour se connecter à internet, en utilisant des logiciels anti-pub, mais ça ne fait pas tout. Une bonne partie de nos comportements sont tout de même enregistrables sans ça. Bien sûr, il est rare que nous soyons observés à titre nominatif par un humain, mais les machines enregistrent tout, font des résumés, et nous cataloguent suivant nos usages (avec la possibilité de lever des alertes, d'alimenter des bases de données qui s'intéressent à des groupes d'utilisateurs plutôt qu'à des individus, etc.).

Quelles solutions pour pallier ça ?[edit | edit source]

On a évoqué beaucoup de solutions pratiques existantes pour pallier ça. Parmi celles-ci:

  • utilisant du chiffrement pour les communications, avec l'importance du https qui assure que l'information transite de manière secrète entre vous et le serveur que vous consultez (mais celui-ci aura accès à votre contenu, bien sûr), GnuPG pour échanger ses courriels de manière chiffrée et signée
  • on a parlé de l'intérêt des logiciels libres (par exemple d'un client courriel logiciel, qui fonctionne sur votre ordinateur)
  • on a rappelé le rôle des associations qui sont acteurs du domaine:
    • la dégooglisation avec framasoft, qui propose des solutions pour remplacer quasiment tous les outils en ligne
    • la formation et l'information de proximité avec LinuxArverne, qui travaille à la vulgarisation des principes du logiciel libre (GNU/Linux, thunderbird, etc.)
    • l'accès à internet avec FDN
  • on a parlé d'auto-hébergement (avoir son serveur chez soi), avec YunoHost par exemple, qui rend les choses accessibles pour les non experts
  • on a parlé de solutions de mutualisation locales (louer un serveur à plusieurs, et installer dessus tous les outils utiles)
  • on a évoqué le réseau Tor qui permet un accès anonyme à internet
  • on a parlé d'hébergeurs locaux comme o2switch

On aurait aussi pu parler de:

  • OpenStreetMap pour la cartographie et le routage
  • Wikipédia, wikibooks, etc.
  • QWant, un moteur de recherche indépendant de google, qui dit respecter l'anonymat

Les médias et l'information indépendante[edit | edit source]

--> Sont intervenus: