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Villes/Manosque/AG du 47 Mars

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CR de la nuit du #47Mars (Samedi 16 Avril)[edit | edit source]

16 Avril - 7e Nuit Debout à Manosque

Informations[edit | edit source]

Une soixantaine de personnes se sont à nouveau rassemblées à‪#‎Manosque‬ pour leur 7e ‪#‎NuitDebout‬ ‪#‎47Mars‬, ce samedi 16/04/2016.

De nouvelles personnes sont venues découvrir le mouvement et ont participé aux débats ... Des participants très différents les uns et les autres. La tribune de paroles libres fut très riche, les interventions des participants très variées, un point commun: faire retirer la loi travail mais également au-delà, réfléchir sur la nécessité de faire évoluer notre société, travailler autrement, les modes de consommation, les institutions, s'opposer à ce monstre déshumanisant qu'impose le néolibéralisme à notre société ...

Puis le repas fut pris en commun, avec des échanges et dialogues entre petits groupes .... Projection du film l'AN 01 et puis l'AG qui a décidé une prochaine #NuitDebout à Manosque le mercredi ‪#‎51Mars‬ (20/04).

La commission UTOPIE a présenté ses premières réflexions... Et la commission ACTION devrait présenter mercredi prochain quelques pistes...

Durant toute la soirée, de petits groupes de participants se forment et dialoguent entre eux... Sur l'espace public, les paroles se libèrent... la créativité se fait jour ... Il est ici en train de s'inventer des nouveaux possibles ... L'uniformité de la pensée unique imposée par une oligarchie financière et politicienne commence à se fissurer ... Les participantes et les participants de ces #NuitDebout ont la volonté de prendre le destin de notre société en main, de l'exprimer autour d'eux, d'avancer un peu à la fois vers l'aube d'une société différente, plus solidaire, plus humaine où la diversité est une valeur reconnue ... La créativité citoyenne est en marche ....

P.

Débats[edit | edit source]

À propos d'un texte "Nuit debout m'emmerde"…


S : A mon avis, le fait important de ces assemblées c'est la prise de parole publique devant un groupe et les tentatives d'organisation dans la rue… On peut le rabattre à un besoin strictement individuel et à l'INTERDIT politique qui pèse de plus en plus sur chacun d'entre nous du fait de la société spectaculaire dans laquelle nous vivons. Et bien sûr aux récupérations qui ne manquent pas d'essayer de canaliser le mouvement. D'un autre côté, les manifs qui sont l'expression d'une volonté collective sont en effet assez pauvres en termes de prises de paroles… et sujettes aux mêmes récupérations mais elles ont une autre fonction, celle de faire céder le pouvoir. Et la vertu de rassembler les énergies. Dans le cas qui nous occupe aujourd'hui contre la loi Travaille (et tais toi !), on entend que le pouvoir P$ n'est pas prêt à désobéir aux ordres venus de Bruxelles. Qui sait ce qui peut se passer dans les semaines qui viennent ?

P : Matière à débats

E : S'il est emmerdé par les Nuits Debout qu'il n'y participe pas ! Il y a à boire et à manger dans cette prise de position ! Les participants aux Nuits Debouts cherchent l'écoute dans l'ouverture ! Il ne faut pas opposer cet acte aux autres, ni le comparer ! Pour moi c'est un plus car les nuits debout font participer des personnes qui ne viennent pas dans les partis ou les syndicats ! Non il n'y a pas de récupération politique ou syndicale. Conclusion je trouve cette prise de position très stérile et contraire à l'ouverture que l'on recherche dans nos échanges.

S : C'est ton avis. De mon côté, je partage l'inquiétude de l'auteur sur les impasses citoyennistes : « Répandre l’idée qu’un rapport de force n’est pas pertinent, que les actes de conflictualité dans la rue sont néfastes amènent forcément à la logique que ce n’est pas en luttant qu’on arrive à quoi que ce soit mais que le salut se trouve bien dans des démarches citoyennistes. C’est alors qu’apparaît l’énième appel au vote pour changer la société – en ne soulevant surtout pas le fait qu’il y a plus de gens qui ne veulent et/ou qui ne peuvent pas voter que les autres – ou encore la fumeuse idée d’une nouvelle constitution pour mettre en place plus démocratiquement nos nouveaux bourreaux. Ce sont aussi des logiques massivement en cours en Espagne et en Grèce et on voit bien pour quelle efficacité. » Ce qui ne m'empêche pas au contraire de me trouver bien à Manosque avec toutes celles et ceux qui participent. J'y reviens d'ailleurs avec plaisir dès demain ! 

C : Pour ma part, militant du PG qui n'a jamais avancé avec le drapeau dans la poche, je trouve dans e phénomène Nuit Debout, ce que Mélenchon a formalisé dans l'ère du Peuple en 2014 (page 107 de la 1ère édition) : "Quand la multitude cesse d'être l'agitation individuelle des citadins vaquant à leursaffaires personnelles, quand elle prend en charge des revendications communes, alors elle change de nature (...) C'est alors qu'apparaît l'acteur politique de notre temps : Le Peuple. (...) On doit donc s'intéresser à tout ce qui fait la dynamique des places publiques occupées par des assemblées générales permanentes." L'ère du Peuple édition septembre 2014.

Je n'ai pas vu ailleurs la formalisation théorique de ce qui se passe et dont nous sommes toutes et tous les acteurs.

Bien à vous. Il va sans dire, que je conseille la lecture de ce petit fascicule réédité et actualisé.

S : Il y a effectivement ici l'émergence de ce qu'est un peuple. Une manière de faire de la politique dont nous nous sommes nous mêmes privés par la délégation et qu'il est temps de remettre "debout". Sauvons-nous nous mêmes disaient les anarcho-syndicalistes comme Pelloutier. Organisons-nous pour reprendre ce qui nous appartient et décider du partage des richesses. Les chômeurs doivent diriger pôle emploi, les travailleurs leur usine, les habitants leur cité, etc. 

Groupes[edit | edit source]

Action[edit | edit source]

Communication[edit | edit source]

Coordination[edit | edit source]

Logistique[edit | edit source]

Utopie[edit | edit source]