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Villes/Nice/Travail-Revenu/CR/10 Avril 2016

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Atelier Travail et revenu[edit | edit source]

41 Mars 2016

Informations[edit | edit source]

Travail et Emploi[edit | edit source]

Le travail se caractérise par l'utilisation d'une force de production. Sans distinction de la volonté qui emploi cette force. Le travail est l'action productive d'une entité (une personne). L'emploi est l'utilité qui est donné au travail.

Si la volonté qui emploie le travail est la volonté de l'entité qui le produit on parle alors (abusivement) de travail libre. On pourrait plutôt parler d'un travail dont le résultat (la production) et le moyen sont subjectivement jugés comme bons par l'entité productrice. A l'activité à laquelle l'entité se prête du meilleur gré.

Salariat[edit | edit source]

Nous sommes aujourd'hui souvent confronté à la méthode d'emploie dite du salaria. Dans ce modèle la personne oriente le fruit de son travail (sa production) dans la direction de la volonté d'une entité tierce. La force de travail est un produit (et non seulement un moyen de produire) que l'individu monnaye en échange du moyen de reproduction matériel (l'argent). Et vu que l'argent est en fait le moyen ultra-majoritaire de reproduction matérielle (moyen de se procurer les biens de reproduction), que le salariat est le moyen ultra-majoritaire d'accès à l'argent et que la reproduction matérielle est le premier objet de désir irréductible de l'individu alors nous sommes dans une situation de très forte tension/obligation de recours au salariat.

La situation sociale enviable du capitaliste comparativement à celle du prolétaire et l'asymétrie du contrôle de la monnaie (moyen de reproduction) a entraîné une tendance à l'accumulation de cette richesse (le Capital) et une obligation pour le capitaliste (le possédant de l'argent) de s'en servir pour employer des forces de travail (individus) et surtout l'obligation pour l'individu de s'employer. Cette situation peut être appelé "esclavagisme du salariat" car les alternatives sont peu nombreuses et peu accessibles. De plus, leur recours dans la société actuelle entraîne la marginalisation social de l'individu qui y a recours.

Ainsi donc le salariat est une relation de subordination de l'employé (prolétaire) vis à vis de l'employeur (capitaliste) car chacun doit au jour le jour assurer ses moyens de reproduction, mais le capitaliste possède ces moyens de reproduction.

Cela est décrit dans l'ouvrage de Frédérique Lordon, "Capital, Désir et Servitude" où l'auteur utilise les concepts de Marx et de Spinoza pour expliquer les mécanismes sous tendant le capitalisme néo-libéral.

Un revenu de subsistance inconditionnel[edit | edit source]

Plusieurs concepts coexistent en ce moment et ont comme point commun d'affranchir le citoyen du recours au salariat pour assurer sa (seule) subsistance matérielle.

Nous nous arrêtons sur les conditions que ce revenu doit être:

  • Suffisant pour vivre dans la dignité -> A définir
  • Inconditionnel -> A définir... what about les enfants à charge qui peuvent justifier une augmentation des besoins de reproduction? What about les handicaps?
  • attachée à la personne et pas à sa situation (pour moi ça rejoint fortement l’inconditionnalité)

Les principaux sont:

  • Le revenu de base: Sous forme d'allocation versée par le capital à l'ensemble des populations. Problème: Le capitale n'est pas un état, il n'a donc pas de devoir d'administration vis à vis de l'ensemble de la population de son territoire (le capital n'a d'ailleurs pas de territoire), il a seulement un devoir de salaire vis à vis de ses employés et de taxes sur la valeur ajoutée de son activité. Seul l'état est en mesure de mettre en place ce genre d'allocation pour subvenir aux besoins de sa population. Pour financer cette allocation l'état devrait prendre plus de la part de richesse produite par le Capital pour la part de sa population que ce dernier emploi. Au risque de baisser sa compétitivité et de voir le capitaliste partir et employer une autre population à la place.

"Bon débarra" dirons nous car cela forcerait la transition au salaire à vis donc

  • Le salaire à vie (Bernard Friot le théorise principalement): Implique que la société est son propre capitaliste et qu'elle emploi la part de sa population nécessaire à son activité de reproduction matérielle. Ainsi l'État qui est l'expression administrative de la société serait en mesure de gérer l'intégralité de la richesse produite par sa population. Et donc par responsabilité de subvenir aux besoins de sa population dans sa globalité et non pas seulement de ses salariés, assurerait le revenu de subsistance de chaque individu. C'est à la fois une solution du communisme et de la droite sociale (CNR, allocation famille nombreuse identique pour tous, mutualisme...)

Nous reconnaissons au Revenu inconditionnel de Subsistance des vertus: émancipatrices: En cela que l'affranchissement de la contrainte de subsistance libère du temps et de l'énergie pour des activités de productions non lucratives, "oisives" (ou sociales) que nous reconnaissons comme la source première des avancés d'une société (dont parent au foyer, activité associative, d'accompagnement scolaire, d'accompagnement social...). Dignes: Dans la mesure où la personne sans emploi est reconnue comme active à part entière dans la société de par son activité non contrainte. Nous considérons aussi que chacun de nos concitoyens, quels que soit ses aspirations, mérite de vivre dans la dignité de sa condition humaine. Dignité à la foi matérielle et sociale. Aujourd'hui en effet et comme dit plus haut, l'emploi conditionne la position sociale (la non marginalisation) et l'accès à la dignité de logement, de vêtement et de nourriture.

Nous considérons que l'avancée progressive vers ce modèle pourrait se faire de la manière suivante

  • Réduction de l'âge de la retraite à 50 ans. Au delà -> Revenu inconditionnel de subsistance (rapport aux revenus salariés avant?)
  • Création de revenu inconditionnel de subsistance pour chaque individu jusqu'à 30 ans (à partir de quel âge? peut être un revenu croissant de 0 à 18 ans traduisant l'augmentation des besoins de l'individu).
  • Cotisation salariale obligatoire pendant 30 ans (-> retraite si +50 and ET cotisation 30 ans -> Travail de 20->50 à 30->60)
  • Réduction du temps de travail à 32h et moins ?

Dans un monde de chômage systémique institutionnel où certaines personnes pourraient ne jamais trouver d'emploi stable de leurs études jusqu'à la retraite nous considérons comme important de réduire la part de la population soumise à la pression salariale grâce aux mesure ci dessus. De cette manière nous réduirons le chômage, les tensions du marché du travail et nous libérerons du temps d'oisiveté ou de "travail libre". Nous considérons qu'une personne de 50 ans ayant 30 ans d'expérience regorge de potentiel et doit pouvoir persévérer dans son emploi ou le quitter ou entreprendre (forte de son expérience) sans contraintes liées à sa subsistance.

Nous considérons de même que les années de 20 à 30 ans sont propices à la formation professionnelle, aux études, à la découverte, à l'initiative individuelle et collective. Et que de même ces activités doivent pouvoir être entreprises sans précarité ni contraintes liées à la subsistance.

Proposition[edit | edit source]

Organiser en parallèle des ateliers de réflexion un format d'échange de "conférence" où un intervenant "connaissant" présenterai un concept aux citoyens intéressés. En vue de se former pour être plus à l'aise dans les ateliers.