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Villes/Nice/Travail-Revenu/CR/11 Avril 2016

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Atelier Travail et revenu[edit | edit source]

42 Mars 2016

Introduction[edit | edit source]

La session a commencé par un récapitulatif de la session de la veille qui s'était orienté sur

  • La distinction Travail / Emploi
  • La réflexion sur l'importance d'un revenu de subsistance inconditionnel
  • question sur l'impact qu'un revenu inconditionnel aurait sur l'inflation

Les discussions de la session ont ensuite librement évolué sur divers sujets mettant en valeur la complexité de la problématique du travail, de l'emploi et des mécanismes sous-jacents.

Débriefing sur la loi El Khomri[edit | edit source]

On a pu observer de par le passé que le passage aux 35h s'est traduite par une réduction de l'activité plutôt que par une création d'emploi dans les PME. Ce secteur en effet, de par la faible masse salariale des entreprises, est beaucoup plus sensible aux charges patronales. Bien que l'activité reste la même, le besoin de main d'oeuvre suscité par la réduction du temps de travail ne justifie souvent pas l'embauche d'un nouvel employé -> Augmentation de la pression sur les employés, augmentation des heures sup (facturées à l'entreprise). Faire le même travail en moins de temps ou réduire l'activité. Besoin de sources et de chiffres pour appuyer ce constat? Comment le modifier?

Il apparaît clair que les activités de PME et les activités de "grandes entreprises" ne sont pas les mêmes. Nous déplorons que la loi El Khomri ne fasse pas de distinction relative à la taille de l'entreprise. Des mesures qui pourraient en effet aider les PMEs ne devraient pas s'appliquer aux grandes entreprises. (en particulier les négociations et rapports de force ne sont pas les mêmes. On peut considérer la précarité du patron de PME alors que cela ne s'applique pas à l'employeur de grande entreprise. Ainsi les déplacements de rapports rapports de force, de niveau de négociation, accord d'entreprises prévalant sur les accords de branches etc... pourraient être applicables aux PMEs mais pas aux grandes entreprises).

Nous avons abordé la situation d'autoentrepreneur qui ne semble proposer que peu ou en tout cas pas assez de sécurité en cas d'accident / de congé maternité etc... entraînant l'incapacité de l'autoentrepreneur. Un bilan sur les protections en place serait nécessaire. On accuse alors la complexité des démarches administratives qui peuvent prendre beaucoup de temps à l'individu, empiétant sur son activité auto-entrepreneuriale et donc sur ses revenus.

La grande distribution[edit | edit source]

Nous avons longuement abordé la grande distribution. Le "scandale" des rétrocommissions qui consistent pour le producteur à reverser une partie des ventes de ses produits à la chaîne de distribution. Négociations asymétriques. -> Là encore des chiffres ou des exemples seraient bienvenus.

Cas du petit producteur qui se voit commander une grande quantité de produits -> Fort investissement de sa part sans réelle garanti / sécurité. Exemple du film "Joy" qui traite de ce sujet.

Idée de conceptualiser un système de "grande distribution" idéal. Coopérative? Engagements des Mousquetaires? Les alternatives existent, elles ne sont juste pas assez encouragées.

Travail Libre[edit | edit source]

Nous avons parler du travail libre et de la difficulté de l'atteindre, en particulier dans le monde de la recherche.

L'accès à la connaissance scientifique est institutionnellement difficile (revue/articles payants) Le matériel pour certains domaines est également peu accessible. Ce qui rend difficile l'autodidacte dans ce domaines. Nous avons parlé de Sci-Hub qui met gratuitement à disposition des millions d'articles scientifiques illégalement et du système de revues scientifique telles que Elsevier. Nous avons aussi abordé la nouvelle technique d'édition génétique CRISPR qui rend accessible ce domaine scientifique jusqu'ici fermé aux seuls laboratoires ayant de grands moyen. Cela pose de nombreux problèmes de contrôle et d'étique sur l'activité des autodidactes, mais cela ouvre aussi de grandes perspectives en terme de travail libre, de recherche libre, et de contribution de chacun au savoir universel.

On pourrait conclure que l'émergence du travail libre passerai entre autre par la facilité d'accès à l'ensemble des moyens de productions (cad savoir, compétences, formation, outils, infrastructures). Et l'on peut regarder ce qui se fait dans les incubateurs de start up, des Mooc (cours en ligne massifs et interactif)etc... Généraliser l'idée? Que de nombreux "types" de moyen de production soient "à disposition" ou en tout cas librement accessible sans que le propriétaire nous dise quoi produire avec.

L'encouragement du travail libre passe également par l'affranchissement du salariat comme unique moyen d'accès à la survivance (argent). Car le travail libre passe avant tout par l'acquisition du temps libre. -> Revenu de subsistance inconditionnel

Nous avons également parlé des bienfaits culturels de la libération du temps qui n'est plus employé à la survie au jour le jour. Cela a historiquement permis l'émergence de classes oisives (nobles, religieuses, artistiques, scientifiques) ayant significativement fait progressé les sociétés. Aujourd'hui nous avons la possibilité technique d'être de plus en plus "oisifs" mais ce droit nous est constamment refusé par l'esclavagisme au salariat.

Mise en concurrence mondiale[edit | edit source]

Nous avons abordé la problématique de la mise en concurrence mondial (i.e. la mondialisation) qui modifie le marché et donc la production des territoires et des populations.

Un model idéal serait "nous produisons ce que nous faisons de mieux et de plus efficacement, nous achetons ce qui nous manque (importation) et nous vendons ce que nous produisons en trop (exportation). Et notre exportation doit pouvoir financer notre importation". Le modèle de concurrence généralisé entraîne "nous produisons ce pour quoi nous sommes le plus compétitif, nous le vendons au monde et nous achetons tous nos autres besoins au monde", ce qui entraîne des exemples tels que "cette terre ne produit rien de mieux que de le blé. Mais vu qu'elle le produit plus cher que les USA, nous faisons venir notre blé des USA et cette terre ne produit rien ou produit quelque chose d'autre". Cela s'applique également aux productions textiles en Asie ou aux productions informatiques en Asie aussi. En conclusion, sous prétexte que quelque chose est produit moins cher ailleurs on nous retire la liberté de faire ce dans quoi nous sommes meilleur.

De plus, ce flux d'argent et de biens entraîné par la concurrence globalisée se repose sur les inégalités mondiales et revient donc à l'exploitation des populations les moins favorisées. Une mondialisation optimiste a voulu nous faire croire qu'il en résulterait un aplatissement des inégalités mondiales. Or ce système se reposant sur ces inégalités s'emploi au contraire à les entretenir afin que les flux restent intenses, voir continuent de croître.

Solutions[edit | edit source]

Des solutions consisteraient à:

  • Faire en sorte que le marché ne dicte pas unilatéralement la production et la consommation des biens, mais que la société décide en son âme et conscience de l'utilisation qu'elle fait de ses ressources. La notion de profit et de marché n'est pas complètement supprimable dans la mesure où l'échange import/export est nécessaire et que la richesse reçue via l'export doit couvrir celle dépensée via l'import. Mais de par le rejet de la mise en concurrence mondial des biens de consommation locale nous pourrions réduire la pression du marché extérieur sur la production des biens destinés à la consommation locale.
  • limiter ou taxer les importations et les exportations
  • Encourager le commerce local quand il est possible. La création de monnaie complémentaires dédiées au commerce local pourrait aider cela