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Villes/Saint-Nazaire/AG du 15 avril

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TITRE DU COMPTE RENDU[edit | edit source]

31 février 2016

Informations[edit | edit source]

Après une présentation du fonctionnement (signes, temps de parole, rappel des motivations du rassemblement : contre la loi travail, et plus généralement, dans le but de faire émerger la parole populaire), un temps de parole "libre" d'environ une heure.

Retours des travaux des commissions[edit | edit source]

Éducation Populaire[edit | edit source]

La première partie des prises de parole se concentre autour de l'idée d'éducation populaire.

Plusieurs intervenants évoquent la nécessité d'apprendre à vivre ensemble, à se respecter, à se connaître. L'école, le système éducatif, éduque à la concurrence, la société est individualiste. Comment faire émerger la solidarité ? Par un changement de l'éducation ou par un changement de la société en premier ?

Des alternatives pédagogiques (pas seulement) existent : témoignage d'un élève du lycée expérimental, où toute la logistique est réalisée en co-gestion par l'ensemble de la communauté éducative (adultes et élèves)

L'éducation populaire est un moyen de reconquérir de la liberté, de l'autonomie, par la conquête du savoir, de la connaissance. Cette connaissance vient du partage, "personne n'éduque personne, personne ne s'éduque seul, les hommes s'éduquent ensemble par l'intermédiaire du monde" : parler ensemble, parler de soi, partager sa connaissance et son expérience, écouter l'autre, c'est l'éducation populaire. Chacun est éducateur, pas seulement les enseignants, les parents ou les éducateurs "professionnels". La "maïeutique", la philosophie socratique, est une éducation populaire : le "maître" se contente de poser des questions, et c'est en donnant (ou pas) les réponses que l'on s'éduque.

Une intervention pointe le manque de mixité dans les débats : l'éducation populaire "ensemble" nécessite la parole de tous, et donc aussi des femmes.

Quelques interventions sur la nécessité de "déconstruire" le vocabulaire utilisé dans les médias : les mots permettent la pensée; supprimer ou changer certains mots empêche de penser certains concepts. Ainsi, le mot "capitaliste" est remplacé par "investisseur", les "charges patronales" remplacent les cotisations sociales; "l'innovation" est utilisée à la place du mot "progrès", etc... Or, ces nouveaux mots donnent à penser un monde où l'économie capitaliste est vue comme positive, comme seule possibilité.

Quelques témoignages sur la précarité[edit | edit source]

- La prime d'activité, qui a remplacé le RSA activité, a pour effet concret de réduire les allocations des chômeurs. - Le statut d'intermittent, "prévu" pour un travail "flexible", est attaqué sans cesse par le patronat, qui pourtant prône la flexibilité... - Les réfugiés, les demandeurs d'asile, sont les précaires parmi les précaires. Une manifestation nationale a lieu à Rennes le 30 avril pour demander un accueil digne de ces gens. - le milieu de la culture est aussi touché par la précarité; un CDI n'est pas toujours synonyme de sécurité : certains CDI à temps partiel, sous-payés, avec des heures sup non payées, avec un travail le dimanche ou le soir, avec un emploi du temps (et donc un salaire) très aléatoire d'un mois sur l'autre, n'ont rien à envier à un CDD. Or, c'est ce modèle de CDI que la loi travail veut généraliser... - 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté. En regard de ce chiffre, 80 milliard de dette de l'état, 80 milliards d'évasion fiscale... L'élite profite au dépend du peuple. Pourtant, 8 millions de personnes, si elles se réunissaient, pourraient faire peur au pouvoir !

La parole est importante mais ne suffit pas : il faut instaurer une démocratie réelle, et pourquoi pas, penser un monde sans argent, sans économie ?

Commission 3[edit | edit source]

Votes[edit | edit source]