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Villes/Le Mans/Compte rendu du 55 mars

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   #55 Mars (24 Avril) - AG citoyenne plénière :

(une trentaine de personnes)

Citation de Jean-Claude Boulard, maire du Mans : "Moi aussi, je suis un délinquant"


Bilan[edit | edit source]

Hier, action au MEDEF, une vingtaine de personnes présentes, des pancartes ont été déposées et un tour en ville a été fait.

Constat : les gens extérieurs rient et s'amusent de ce que nous faisons, ce qui peut poser problème.

Ce qui n'est pas problématique, mais doit changer.

Trois ateliers ont eu lieu cette semaine : monnaie locale, éducation et RSA (?)

L'action de vendredi : lecture-fleuve était expérimentale, et n'a pas vocation a être répété; il fallait occuper l'espace différemment, tisser des liens avec les migrants de Calais. Ce moment particulier s'est terminé par le film de Yolande Moreau, intitulé "nulle par en France" qui a marqué par son intensité la fin de la soirée. Il ne semblait pas nécessaire de poursuivre.

En multipliant les actions, en continuant à convaincre pourrait aller devant la préfecture, la mairie, le conseil municipal, et faire des actions symboliques, de façon a être pris au sérieux.

Il faudrait créer un atelier sur le travail pour s'ancrer dans les difficultés locales, ce qui rejoint l'idée de créer un atelier actions. Dans cette continuité on pourrait créer un atelier sur la désobéissance, le sabotage au travail, lutter contre la loi travail.

Il y a l'idée de créer une ou plusieurs tables de presse (chacun.e amène des tracts ou brochure qui lui semblent intéressantes)

Demain, il y une AG d'intermittents, chômeurs et précaires à 17h.

Il faudrait aussi un atelier sur le sexisme au sein du travail et de la société (le féminisme, le patriarcat, les inégalités et les rapports de domination au sein de l'emploi tant domestique que dans le reste de la société)

Sur le thème de travail on pourrait parler de l'abolition du salariat, du patronat en lien avec le capitalisme. On pourrait parler de la précarité. On pourrait parler de la question des métiers et de celles et ceux qui arrivent à vivre de leur passion.

Il faudrait essayer de changer d'échelle, et de penser globalement nos perspectives et nos actions. Il faudrait interpeller les personnes extérieures à réfléchir en dehors des syndicats et des partis.

On pourrait réécrire une Constitution.

On peut réinventer le futur !

La 1er mai existait avant Pétain et les congés payés sous la forme de grève générale. On pourrait rappeler l'historique de ce 1er mai et organiser des événements sur cette journée. En 36 en Espagne, la Confédération Générale du Travail avait réfléchi au communisme libertaire mis en application. Ce qui rejoint l'idée de lutter contre le capitalisme, les inégalités, de se rassembler, les discriminations de tout poil, de se saisir des moyens de décisions et redonner la paroles à celles et ceux qui en sont privé·es.

Dans l'idée de déborder les rituels de manifestations, on pourrait se mettre en lien avec celles et ceux qui sont en souffrance et qui ont peur de s'exprimer et créer un réseau de solidarité qui permettent de lutter contre l'isolement. En invitant aux réunions, en ne laissant pas seuls. On pourrait profiter du 28 avril pour appeler à ces réunions hors des temps syndicaux.

On pourrait profiter de chaque temps de nuit debout pour lire des textes sur la question des migrant.es.s. Il faut recontextualiser les migrations, ce sont des personnes qui fuient des guerres, ou des situations que nos pays, occidentaux, ont crée de toute pièce. Il faut rappeler ces informations que les média ignorent largement et passent sous silence. Il faudrait créer une zone d'affichage ou des moyens d'informations alternatifs.

Il faut garder en tête que les gens qui parlent et sont présents en AG ne sont pas celles et ceux qui viennent en action ! Il ne faut pas oublier les précaires et intermittent·es qui ne sont pas sur leur lieu de travail, mais à Pole emploi, la CAF, etc. Il faudrait démultiplier les espaces de discussions, d'information et d'échange.

Un réalisateur d'Angers propose un film "démokratia" et il pourrait être présent.

Il faudrait créer une AG populaire à l'issue de la manif du 28 avril.

En région parisienne, il existe une commission féministe organisée en deux temps : un temps non-mixte (femmes, trans et minorités de genre) et un temps mixte. Beaucoup de viols et d'agressions sont commis et invisibilités au sein de Nuit Debout (place de la République) dans les temps festifs principalement. Le problème de l'alcool est également présent. La commission Sérénité n'est pas suffisante pour rassurer et assurer la sécurité des participant·es. D'autre part il faut croiser les rapports d'inégalité avec les violences subies par les femmes pour commencer à comprendre cette situation. Il faut modifier nos pratiques de diffusion d'informations, pour toucher les gens qui ne peuvent pas ou en ont marre des [?]

L'idée de la non-mixité est très importante dans le but de libérer la paroles de celles qui subissent des oppressions qui sont invisibles et dont les hommes n'ont pas idée. Il ne s'agit pas d'isoler, c'est un outil qui permet de discuter des agressions sans les agresseurs des femmes (qui sont des hommes bien évidemment). Pour pouvoir mieux se retrouver ensuite ensemble dans un cadre mixte.

Chaque atelier, AG dépend du nombre de personnes présentes et de la journée.

On pourrait faire des rapports de chaque commission pour avoir une certaine continuité et rapporté les décisions/idées en AG.

Programmation de la semaine[edit | edit source]

  • Lundi : atelier "Ecologie" + commission lutte à 19h (prépa de l'AG populaire du 28 avril, loi travail, et prépa 1er mai"
  • Mardi : atelier "Etat d'urgence"
  • Mercredi : atelier "Education"
  • Jeudi: atelier "anti-pub"
  • Vendredi: atelier "explication, débat et constitution" + projection
  • Samedi: commission "féminisme" organisée en temps non-mixte (pas d'hommes admis) où le lieu sera défini sur place suivi d'un atelier mixte. + manif parodique reprenant l'idéologie et la représentation des dominants dite "de droite" à 14h. Tenue correcte et ponctualité exigée.
  • dimanche : manif + atelier + organisation